À propos
Une vie de création, et l'écriture qui revient toujours.
Mon parcours créatif est assez diversifié. J'ai commencé l'écriture à quinze ans, cherchant à poser mes « songes et mes désirs » (Connais-toi toi-même) sur un support qui me permettrait d'affronter le quotidien. De nature timide et peu entouré socialement, j'y ai vu l'opportunité de construire une identité à part entière — un style littéraire — et de faire vivre des univers que je n'arrivais qu'à me représenter dans mon esprit.
L'écriture, dès quinze ans
Je ne pourrais jamais affirmer que mes premiers textes valaient un quelconque détour : je n'étais qu'un jeune adolescent avec toutes les attentes sociales et parentales, et je voyais alors l'écriture comme une voie d'issue, un échappatoire — comme d'autres jouent d'un instrument, chantent ou dansent. Mais à force d'écrire, et bien que mes notes en dictée aient été en dessous de la note nulle, je me suis aperçu que cela m'apportait bien plus qu'un simple exutoire.
C'était à la fois un outil de réflexion et d'interrogation, et un tremplin pour l'apprentissage de la sensibilité et de mon moi intérieur. Me forcer à chercher des rimes, ou à choisir les mots les plus justes pour des émotions vives comme la joie, la colère ou la tristesse, m'a fait comprendre que la langue était bien plus intéressante qu'elle n'y paraissait.
Une passion par cycles
Plus tard, après le collège et le lycée, l'écriture est devenue une passion, un acte de rédemption et de satisfaction. Je n'écrivais plus jour et nuit comme jadis, mais par cycles, par événements : une période où je ne faisais que cela — romans, poèmes, nouvelles, poésie — puis une autre où je ne touchais plus un crayon, ne griffonnais plus une feuille, ne corrigeais plus une ligne au clavier.
N'ayant jamais eu le compas dans l'œil, j'ai longtemps gardé une profonde frustration : je pouvais visualiser mes textes dans mon esprit, mais j'avais toujours espéré pouvoir les illustrer aussi.
La 3D, et des univers à façonner
C'est alors que je me suis tourné vers une autre part de la créativité : la modélisation 3D. Donner forme à des figures, des profondeurs, des couleurs, des reflets, des ambiances. J'ai appris de longs mois durant, fasciné à l'idée de donner plus de vie encore à quelques songes — comme un enfant qui découvre un jouet et s'en sert pour façonner de nouveaux mondes.
De là me sont venues plusieurs idées. À l'époque où l'on construisait encore un site Internet à la main, sans I.A., j'ai bâti visitbackrooms.com. Cet univers me fascinait, plus encore en découvrant le travail de Kane Pixels sur YouTube. Sans prétendre me comparer à ce génie, j'ai eu envie de construire un univers parallèle : fidèle aux grandes lignes du sujet, mais nourri de mes propres perspectives, de mes créations, et même d'emprunts à d'autres artistes — mêler l'écrit, la 3D et la création web en une seule profondeur. Une création amusante et enrichissante.
Mais cet univers, aussi fascinant fût-il, ne m'appartenait pas vraiment : c'était un tremplin, pas le mien. Un jour, j'ai rêvé d'un environnement unique, quelque chose qui aurait pu devenir un jeu vidéo. Marqué par ce rêve, j'ai voulu en graver les plans : en une petite semaine, j'ai construit, structuré et illustré un site entier, réunissant les grandes voies que j'aurais aimé voir se réaliser un jour — peut-être quand l'I.A. rendra le jeu vidéo accessible à tous. 10 Anneaux Divins.
J'aime les jeux vidéo pour cette porte vers l'exploration, la découverte et la contemplation. Des années 2000 à aujourd'hui, l'une des époques les plus riches du média, avec ses chefs-d'œuvre. Comme les livres, ce sont des supports fascinants, où des créateurs de génie façonnent des mondes entiers à travers des scénarios uniques.
L'image générée
Après l'écriture, la 3D et les retouches photo, j'ai découvert l'illustration par intelligence artificielle. Ce pan de la technologie a poussé mon imagination à son paroxysme — non pour copier ou reproduire des artistes humains, mais pour la possibilité d'apprécier des images de toutes sortes (photos, peintures, croquis, gribouillis…), en quelques mots, en quelques clics. Deux années durant, j'ai observé l'évolution de ces outils, et cette fascination m'a replongé dans de longues périodes d'écriture.
J'ai écrit plusieurs romans — de vraies histoires, bâties sur des personnages profonds et développés, à m'en faire douter qu'ils n'étaient que mes propres mots — et des aventures comme je n'en avais lu que dans une certaine culture orientale. Toujours par passion, sans aucune attente extérieure. Les poèmes ont plu à leur tour : les rimes, les sens, les émotions, les intentions. J'écrivais sans cesse, souvent des satires ou des métaphores. Je m'amusais tellement.
Aujourd'hui encore, l'écriture est presque mon quotidien. D'autres projets me fascinent et m'ouvrent la créativité sous bien des formes, mais l'écriture revient toujours à moi.
Pourquoi la musique ?
À vrai dire, je n'avais jamais imaginé qu'une technologie puisse un jour donner vie à mes textes en chansons. Un soir où je laissais YouTube m'emmener de piste en piste, je suis tombé sur l'une d'elles qui a tout changé : une chanson sur la perte d'un être cher. Un rythme d'abord lent, une amertume profonde, puis un refrain d'une intensité telle que les larmes ont coulé le long de mes joues. Comme n'importe qui, je me suis rué sur le titre pour savoir quel génie avait composé cela. Et j'ai vu, dans son intitulé, qu'elle avait été générée par l'I.A.
J'ignore si les paroles étaient humaines ou non, si la chanson était l'œuvre d'un algorithme de bout en bout ou d'un mélange de génie humain et de machine. Ce que je sais, c'est qu'elle m'a ému aux larmes. Alors j'ai voulu comprendre et apprendre. Comme à mon habitude, j'ai passé des jours, des semaines, à essayer, écouter, comprendre. Les premiers outils étaient rudimentaires — des artefacts brisaient les rythmes, obtenir ne serait-ce qu'une chanson correcte tenait du hasard. Mais peu importait : j'entendais enfin mes propres mots portés par des mélodies que je n'aurais jamais cru entendre, et toute la profondeur de ces émotions, passées et présentes, prenait vie.
Ce n'est qu'avec l'évolution de ces outils tout-en-un que j'ai vu apparaître des créations abouties, du début à la fin, au point de me demander si, au-delà des intentions instrumentales, l'I.A. ne saisissait pas le sens de mes vers. L'ode que j'ai écrite pour les héros des guerres du siècle dernier m'avait déjà rendu triste et fier ; quand la mélodie s'y est ajoutée, mon cœur s'est resserré et les larmes ont coulé de nouveau (Soldat de tranchée). Mon âme s'est soudain frayé un chemin jusque dans le réel, glissant sur les ondes de la musique — et, pour la première fois, j'ai commencé à partager mes textes autour de moi.
On m'en a dit du bien, parfois du mal. Mais peut-être qu'aujourd'hui, ces chansons donneront du sens et de l'émotion à votre propre âme. Si c'est le cas, j'en serai immensément heureux. Et si ce n'est pas le cas, je serai navré que vous ayez perdu votre temps à cause de moi.